"Croyez que vous pouvez y arriver et vous y serez déjà à mi-chemin. Le président Theodore Roosevelt
" Vivre c'est souffrir, survivre c'est trouver un sens à la souffrance" Friedrich Nietzsche
" Courez quand vous le pouvez. Marchez si vous le devez. Rampez si vous le devez. Mais n'abandonnez jamais"Dean Karnazes

Herrmann J, López-Fernández T, Lyon AR. The year in cardiovascular medicine 2025: the top 10 papers in cardio-oncology.
L'année 2025 en médecine cardiovasculaire : les 10 meilleurs articles en cardio-oncologie
Eur Heart J. 2026 Feb 9;47(5):555-557. doi: 10.1093/eurheartj/ehaf1095. PMID: 41575298
https://academic.oup.com/eurheartj/article/47/5/555/8439671?login=false
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L'année 2025 a été une année particulièrement fructueuse pour les avancées scientifiques en cardio-oncologie. Nous ne pouvons ici que souligner quelques-unes des nombreuses contributions majeures, présentées sous les angles suivants : prédiction des risques, surveillance (imagerie), prévention, mécanismes et traitement.

SYNTHESE / NOTEBOOKLM
Ce document présente une synthèse des dix avancées scientifiques majeures réalisées en cardio-oncologie au cours de l'année 2025. Les sources s'articulent autour de cinq piliers essentiels : la prédiction des risques, la surveillance par imagerie, la prévention, les mécanismes biologiques et le traitement des complications. Elles explorent notamment l'efficacité de nouveaux protocoles de suivi pour les thérapies HER2, ainsi que l'utilisation protectrice de médicaments comme les inhibiteurs de la SGLT-2 contre la toxicité des anthracyclines. Des découvertes sur la gestion des thromboses veineuses et l'impact de l'inflammation coronaire postradiothérapie y sont également détaillées. Enfin, le texte souligne des recherches novatrices sur les causes de défaillances cardiaques liées à l'osimertinib ou au myélome multiple.


SYNTHESE / NOTEBOOKLM
Ce document présente une synthèse des dix avancées scientifiques majeures réalisées en cardio-oncologie au cours de l'année 2025. Les sources s'articulent autour de cinq piliers essentiels : la prédiction des risques, la surveillance par imagerie, la prévention, les mécanismes biologiques et le traitement des complications. Elles explorent notamment l'efficacité de nouveaux protocoles de suivi pour les thérapies HER2, ainsi que l'utilisation protectrice de médicaments comme les inhibiteurs de la SGLT-2 contre la toxicité des anthracyclines. Des découvertes sur la gestion des thromboses veineuses et l'impact de l'inflammation coronaire postradiothérapie y sont également détaillées. Enfin, le texte souligne des recherches novatrices sur les causes de défaillances cardiaques liées à l'osimertinib ou au myélome multiple.

Quelles sont les avancées majeures en cardio-oncologie pour l'année 2025 ?
D'après l'article de revue publié dans le European Heart Journal par Herrmann, López-Fernández et Lyon, l'année 2025 a été marquée par des avancées significatives en cardio-oncologie, structurées autour de cinq axes majeurs : la prédiction du risque, la surveillance par imagerie, la prévention, la compréhension des mécanismes et le traitement.
Voici une synthèse détaillée des découvertes majeures de 2025 selon vos sources :
1. Prédiction du risque
L'un des défis majeurs reste la gestion des effets indésirables des thérapies anticancéreuses.
• Myocardite liée aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) : un nouveau score de prédiction a été développé pour évaluer le risque de complications sévères (insuffisance cardiaque grave, arythmies, décès, etc.) chez les patients suspectés de myocardite. Ce score repose sur cinq variables : thymome actif, symptômes cardiomusculaires, voltage QRS bas, fraction d'éjection (FEVG) < 50 % et élévation de la troponine. Un score de 0 offre une valeur prédictive négative de 100 % pour les événements sévères, suggérant que ces patients pourraient ne pas nécessiter d'hospitalisation.
• Thromboembolie veineuse (TEV) : une méta-analyse sur près de 100 000 patients a affiné les prédicteurs de récidive de TEV et de saignements. Elle met en lumière le dilemme thérapeutique pour les patients atteints de cancers avancés (notamment génito-urinaires), qui présentent à la fois un risque élevé de récidive thrombotique et un risque important de saignement sous anticoagulation.
2. Surveillance et imagerie
Les études de 2025 ont cherché à optimiser et personnaliser le suivi des patients.
• Allègement du suivi sous thérapies anti-HER2 : Pour les patientes atteintes d'un cancer du sein traitées par trastuzumab et considérées comme à "faible risque" cardiovasculaire, une étude a démontré qu'une surveillance échographique tous les 6 mois (au lieu de 3 mois) est sûre et faisable. Aucun cas d'insuffisance cardiaque ou de décès cardiovasculaire n'a été observé avec ce protocole allégé.
• Inflammation coronaire et radiothérapie : L'étude BACCARAT a révélé, via scanner coronarien, une inflammation vasculaire accrue avant même la radiothérapie chez les patientes atteintes de cancer du sein, laquelle diminue deux ans après, suggérant un lien complexe entre le traitement de la tumeur et l'inflammation locale.
3. Stratégies de prévention
La recherche s'est concentrée sur la protection du cœur contre la toxicité des anthracyclines.
• Sacubitril/valsartan : L'essai randomisé PRADA II a évalué l'efficacité du sacubitril/valsartan chez des patientes traitées pour un cancer du sein. Bien que l'étude n'ait pas montré de différence significative sur le critère principal (changement de la FEVG à 18 mois) par rapport au placebo, probablement par manque de puissance statistique, les critères secondaires (biomarqueurs, strain longitudinal) étaient favorables au traitement.
• Inhibiteurs du SGLT-2 : une étude sur modèle animal (porcins) a démontré que l'empagliflozine offre une cardioprotection dose-dépendante contre la toxicité de la doxorubicine, en préservant l'énergétique myocardique et la fonction mitochondriale.
4. Nouveaux mécanismes physiopathologiques
La compréhension fondamentale de la cardiotoxicité a progressé sur plusieurs fronts :
• Osimertinib (cancer du poumon) : Il a été découvert que ce médicament induit une dysfonction cardiaque réversible en provoquant une désorganisation des sarcomères (via l'axe GATA4-MYLK3-MYL2), sans causer de dommages permanents aux cardiomyocytes.
• Myélome multiple : une étude a montré que l'hyperviscosité sanguine, plutôt que des dommages structurels directs, est responsable de l'altération du flux coronaire et de la fonction ventriculaire dans certains types de myélome.
• Décès par défaillance vasculaire : Des recherches ont identifié que l'infiltration macrovasculaire par des amas de cellules tumorales circulantes pourrait être une cause majeure de défaillance vasculaire aiguë et de décès en fin de vie chez les patients atteints de cancer.
5. Traitement (anticoagulation)
Une avancée clinique majeure concerne la gestion de la thrombose :
• Dosage de l'apixaban (Essai API-CAT) : pour les patients ayant un cancer actif et une thrombose veineuse, qui ont déjà complété 6 mois d'anticoagulation, la poursuite du traitement avec une dose réduite d'apixaban (2,5 mg deux fois par jour) s'est révélée non inférieure à la dose pleine pour prévenir les récidives, tout en réduisant significativement le risque de saignements majeurs.
En résumé, l'année 2025 en cardio-oncologie se distingue par une approche plus personnalisée, allant de la désescalade de la surveillance pour les patients à faible risque à l'optimisation des dosages d'anticoagulants, tout en approfondissant les mécanismes moléculaires de la cardiotoxicité.














Commentaire :excellente revue ,très utile.
API-CAT à l'honneur , BRAVO Isabelle !
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