De la PERTINENCE à l'IMPERTINENCE des soins

Rebâtir la pertinence des soins vasculaires
 
 "Le bon soin, au bon moment, au bon endroit, au bon patient, au bon coût " HAS

The Triple Aim des Américains "better health, better care, better cost" et enfin "LESS is MORE" 
 
 PER2
 
2018
PERT1

https://ex.sfmv.fr/sites/default/files/docs/2018_cnpmv_choosing_wisely_echo-doppler.pdf


2019
PERT2

1. L’Écho-Doppler Vasculaire (Artériel et Veineux)
C'est l'examen de première intention pour l'évaluation morphologique et hémodynamique des vaisseaux.
    • Bonnes indications (Quand le prescrire ?)
      • Artériel des membres inférieurs : Bilan d'une Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs (AOMI), claudication intermittente, douleurs de décubitus, ulcère artériel, suivi de pontage ou d'angioplastie.
      • Veineux des membres inférieurs : Suspicions de Thrombose Veineuse Profonde (TVP) ou superficielle, bilan de maladie variqueuse (cartographie avant chirurgie/thermoablation), insuffisance veineuse chronique.
      • Troncs supra-aortiques (TSA) : Bilan d'accident vasculaire cérébral (AVC) ou d'accident ischémique transitoire (AIT), souffle carotidien asymptomatique, bilan préopératoire de chirurgie cardiaque majeure.
      • Aorte abdominale : Dépistage ou suivi d'un Anévrisme de l'Aorte Abdominale (AAA).
      • Non-indications (Quand l'éviter ?)
        • Dépistage systématique en population générale sans aucun facteur de risque cardiovasculaire.
        • Suivi annuel systématique d'une sténose carotidienne stable et < 50 % (sauf modification clinique).
        • Douleurs des membres inférieurs d'allure purement mécanique ou neurologique (ex: sciatique) sans anomalie des pouls.
        • Contre-indications (ou limites techniques)
          • Aucune contre-indication absolue (examen non invasif, sans irradiation).
          • Limites (faux négatifs/examens impossibles) : Présence de pansements épais, de plâtres, d'ulcères hyperalgiques empêchant l'appui de la sonde, obésité majeure (perte de signal en profondeur), ou calcifications artérielles massives (médiacalcose chez le diabétique).

        2. La Mesure de l'Index de Pression Systolique (IPS)
        Mesure simple à la cheville à l'aide d'un Doppler continu de poche pour dépister l'AOMI.
          • Bonnes indications
            • Suspicion clinique d'AOMI (abolition d'un pouls, claudication).
            • Dépistage chez les patients à risque : plus de 65 ans, ou plus de 50 ans avec facteurs de risque (tabac, diabète, hypertension).
            • Évaluation obligatoire avant la mise en place d'une compression élastique pour un ulcère de jambe (pour éliminer une composante artérielle sévère).
            • Non-indications
              • Suivi à court terme après revascularisation réussie (l'écho-Doppler est alors préféré).
              • Contre-indications
                • Absolues : Thrombose veineuse profonde aiguë du membre inférieur (risque de migration embolique lors du gonflage du brassard).
                • Relatives : Douleur intolérable à la compression, plaie ouverte ou brûlure cutanée au site de pose du brassard.
                • Note sur la non-interprétabilité : En cas de diabète ou d'insuffisance rénale terminale, l'IPS peut être faussement normal ou > 1,40 (artères incompressibles dues à la médiacalcose). Il faut alors prescrire une mesure de la pression d'orteil (IPSO).

              3. La Capillaroscopie Périunguéale
              Examen microscopique des capillaires à la racine des ongles.
                • Bonnes indications
                  • Diagnostic étiologique d'un phénomène de Raynaud (différencier un Raynaud primitif/bénin d'un Raynaud secondaire à une connectivite comme la sclérodermie).
                  • Bilan d'une acrocyanose suspecte ou d'un syndrome de l'index rouge.
                  • Non-indications
                    • Exploration d'acrosyndromes purement liés au gel ou engelures classiques sans tableau de Raynaud.
                    • Contre-indications / Limites
                      • Aucune contre-indication.
                      • Limites : Impossible ou ininterprétable en cas de traumatisme récent du lit unguéal, de manucure récente (cuticules arrachées, faux ongles non retirés), ou d'infections locales (périonyxis).

                    4. La Mesure de la Pression Transcutanée en Oxygène (TcPO₂)
                    Évaluation de l'oxygénation tissulaire cutanée au repos ou à l'effort.
                      • Bonnes indications
                        • Évaluation de l'ischémie critique chronique des membres inférieurs.
                        • Prédiction de la capacité de cicatrisation d'un ulcère de jambe ou d'une amputation (choix du niveau d'amputation).
                        • TcPO₂ d'effort : Diagnostic des claudications d'origine vasculaire incertaine (ex: syndrome de l'artère poplitée piégée, endofibrose iliaque du cycliste).
                        • Non-indications
                          • AOMI débutante ou asymptomatique.
                          • Contre-indications
                            • Aucune contre-indication.
                            • Limites : Présence d'un œdème majeur de la cheville ou d'une inflammation locale importante qui perturbe la diffusion de l'oxygène à travers la peau vers la家 sonde électrode (chauffée à 44°C).

                          Synthèse rapide pour la pratique clinique
                          ExamenObjectif principalSigne d'alerte (Contre-indication ou limite)
                          Écho-Doppler Morphologie & flux (Sténose, TVP) Plâtre, plaies majeures, calcifications extrêmes.
                          IPS Dépistage AOMI / Autorisation compression TVP aiguë (Contre-indication absolue) ; Médiacalcose (Ininterprétable).
                          Capillaroscopie Diagnostic du Phénomène de Raynaud Faux ongles, manucure récente ou infection du doigt.
                          TcPO₂ Viabilité tissulaire / Ischémie critique Œdème majeur de la zone testée.
                          Si vous ciblez une pathologie précise, précisez-moi s'il s'agit d'une suspicion d'artériopathie (AOMI), d'une phlébite (TVP) ou d'un acrosyndrome (Raynaud) pour que je vous fournisse les arbres décisionnels exacts ou des exemples de libellés d'ordonnances.
                           
                          Examens vasculaires indications et limites


                          Le « Choose Wisely » ou PERTINENCE des SOINS, c'est mettre à la disposition des médecins 
                          et des patients des documents simples et clairs dont le but est de limiter les actes et les traitements inutiles. C’est une démarche nord-américaine qui vise à aider les professionnels de la santé et les patients à engager un dialogue au sujet des examens, des traitements et à les aider à faire des choix judicieux et efficaces en vue d’assurer des soins de qualité.

                          Certains examens et traitements ne sont pas nécessaires et n’ajoutent aucune valeur aux soins. Au contraire, ils risquent d’exposer les patients à des risques potentiels. Ils peuvent contribuer à augmenter le stress des patients. De plus, les examens et traitements inutiles mettent une pression accrue sur les ressources de notre système de soins de santé.
                           
                          Le « Choose Wisely » est aussi la réponse aux recommandations qui sont souvent
                          contradictoires et favorisant de plus en plus les suggestions, ce qui prolonge l’incertitude du médecin sans apporter de réponses claires.

                          La Fédération des spécialités médicales (FSM) qui regroupe les collèges nationaux
                          professionnels, travaille sur ce sujet avec la HAS. Le Collège national professionnel de
                          Médecine Vasculaire (CNPMV) est partie prenante pour la Médecine Vasculaire.
                           
                          Le médecin vasculaire est impliqué dans la prévention, le diagnostic, l’examen technique, puis la décision thérapeutique et le suivi. L’acte technique écho-Doppler est intégré à un acte intellectuel dans tous les cas, il ne s’agit en aucun cas d’une simple image médicale. La création récente de la spécialité de médecine vasculaire, DES de 4 ans, ne fait que renforcer notre spécificité.

                          La pertinence des soins  doit toujours être associée à la QUALITÉ des SOINS et à l'HUMANISME  du médecin.

                          2026 ACTUALISATION , en association avec plusieurs IA

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                          Documents complémentaires majeurs
                           
                          PERTINENCE DES SOINS , LE CHOOSE WISELY FRANÇAIS
                          https://medvasc.info/archives-blog/pertinence-des-soins,-le-choose-wisely-fran%C3%A7ais
                           
                          PERTINENCE DES SOINS , LE CHOOSE WISELY CANADIEN
                          Entretien Dr Guylène Thériault
                          Médecin de famille
                          Co-responsable des soins primaires pour Choisir avec soin Canada
                          Membre du Comité directeur de Choisir avec soins Québec
                          Co-présidente du Groupe d’étude canadien pour les soins de santé préventifs
                          Membre du Comité scientifique et facilitatrice de la formation « Pour une pratique éclairée » (Practicing Wisely)
                          Diplôme en « Evidence-Based Healthcare » (Oxford) et maîtrise en éducation
                          EN ANNEXE L'INTÉGRAL DE L'ENTRETIEN
                          https://medvasc.info/archives-blog/choose-wisely-pertinence-des-soins-au-canda

                          SURUTILISATION DES TESTS DIAGNOSTIQUES (l'impertinence des soins) 
                          https://medvasc.info/archives-blog/surutilisation-des-tests-diagnostiques
                           
                          ÉVÉNEMENTS INDÉSIRABLES : RAPPORT de la COUR DES COMPTES (l'impertinence des soins) 
                          https://medvasc.info/archives-blog/sant%C3%A9-%C3%A9v%C3%A9nements-ind%C3%A9sirables%2C-rapport-cour-des-comptes

                          Enquête nationale sur la pertinence des journées d’hospitalisation

                          https://www.occitanie.ars.sante.fr/enquete-nationale-sur-la-pertinence-des-journees-dhospitalisation-0

                          Pertinence des actes et des soins : le plan d'action régional
                          https://www.paca.ars.sante.fr/pertinence-des-actes-et-des-soins-le-plan-daction-regional


                          Commentaire


                          La PERTINENCE DES SOINS est le credo de la médecine vasculaire depuis 2018, il faut aussi mettre en balance l'impertinence des soins qui fait partie du scénario.

                          Les points importants  pour l'exercice de la médecine vasculaire

                          * Ce n'est pas que suivre les recommandations, c'est aussi le respect de l'exercice médical.

                          * C'est se conduire en médecin, c'est-à-dire respecter le patient, l'examiner, lui expliquer le diagnostic, la thérapeutique, l'humanité, la compassion, l'empathie.
                          * C'est proscrire la consultation en 5 minutes.
                          * C'est suivre les AMM des médicaments prescrits.

                          * C'est faire appel à un confrère en cas de doute diagnostique (le 2ᵉ avis)
                          * Quand on ne sait pas, on le dit.

                          * Le médecin vasculaire n'est pas un écho-doppleriste, comme le pense M. Fatome.
                          * Quelle sera la place de l'IA dans la gestion de la pertinence des soins ?
                          * Quelle sera la place des IPA ? 
                          * C'est savoir déprescrire les traitements inutiles.
                          * C'est s'appuyer sur un réseau de soins, illusoire actuellement.
                          * L'impertinence des soins pour les patients, c'est l 'impossibilité d'avoir un rdv dans un timing décent, conséquence grave, le renoncement aux soins.
                          * La pertinence des soins, c'est exercer une médecine dans les règles : anamnèse, examen clinique, examen paraclinique. si nécessaire, c'est porter un diagnostic, c'est prescrire une thérapeutique, c'est programmer un suivi si nécessaire. c'est enfin demander si besoin d'un avis complémentaire.


                           ANNEXE, ENTRETIEN : Dr Guylène Thériault

                          Depuis quand le CHOOSE WISELY est devenu au Canada une partie importante de l’exercice médical et pourquoi ?

                          La campagne Choisir avec soin a débuté en 2014 au Canada.


                          On parle de plus en plus de pertinence dans la pratique médicale mais je dirais que cela ne fait que 2 ou 3 ans que les cliniciens et décideurs s’y intéressent vraiment.

                          Au début les autres instances qui s’y intéressaient le faisaient souvent sous un angle économique. Mais pour Choisir avec soin, la pertinence est importante car elle permet de donner de meilleurs soins à nos patients. En choisissant judicieusement, on permet le dialogue avec ceux et celles qui nous consultent, cela permet de diminuer les préjudices inhérents aux tests et traitements superflus, et on permet de travailler pour que les soins qui sont utiles et qui peuvent changer des issues cliniques soient disponibles.

                          Le CHOOSE WISELY s’adresse aux patients ? Aux médecins ? Ou les deux à la fois ?

                          Choisir avec soin s’adresse surtout aux cliniciens mais également aux patients.

                          En fait, la campagne vise à promouvoir une discussion entre les cliniciens et leurs patients. Le site Web donne accès à des outils pour les hôpitaux, des outils qui soutiennent des projets d’amélioration de la qualité de l’acte, ainsi que des outils pour les cliniciens , ce qui favorise la discussion entre collègues et avec les patients.


                          En France comme ailleurs, 40 à 50% des examens paracliniques sont inutiles. Est-ce qu’avec le CHOOSE WISELY vous avez réussi à réduire les prescriptions d’examens inutiles ?

                          En 2017, un rapport de l’Institut Canadien en santé rapportait que 30% des tests et des traitements étaient potentiellement non nécessaires. Un rapport récent, publié en novembre 2022, démontre une amélioration d’au moins 10% de 8 indicateurs sur 12.

                          On rapporte une diminution de l’utilisation de certains médicaments comme les benzodiazépines, les antipsychotiques et les antibiotiques, une diminution du nombre de transfusions, des contentions, des arthroscopies du genou et des examens préopératoires. L’imagerie dans divers contextes et le taux de césariennes n’ont toutefois pas changé.

                          Il existe deux grandes campagnes pancanadiennes. Transfuser avec soin est une campagne qui rejoint plus de 250 hôpitaux au Canada. La plus récente campagne sur l’utilisation judicieuse des laboratoires a rejoint rapidement plus de 100 hôpitaux. Plusieurs autres projets sont à venir car il y a de plus en plus de demandes qui proviennent des cliniciens et autres personnes actives dans les soins aux patients.

                          La France a découvert le CHOOSE WISELY en 2014 grâce à l’introduction de la PERTINENCE des SOINS, mais sa mise en place s’avère difficile. Comment avez-vous fait au Canada pour que le CHOOSE WISELY soit une partie intégrante de votre culture médicale ?

                          Il serait présomptueux de dire que Choisir avec soin est une partie intégrante de la culture médicale mais les choses changent tranquillement. Les congrès qui parlent de pertinence sont très courus par les médecins de tout âge. Il est de plus en plus rare de trouver un médecin au Québec qui n’a jamais entendu parler de Choisir avec soin. Toutefois la pratique médicale change lentement.

                          Le programme « Practicing Wisely », qui parle de soins pertinents en utilisant les outils de Choisir avec soin, du GECSSP  (Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs) et d’autres organismes, a réussi à joindre plus de 1 000 médecins au Québec, et plusieurs nous demandent de nouvelles formations sur le sujet.

                          Un programme innovant de Choisir avec soin Canada est le programme ESPOIRS, qui permet de s’assurer d’une relève qui comprend bien les enjeux de la pertinence. Ce programme invite chaque année des étudiants de chaque faculté de médecine à participer aux activités de Choisir avec soin.

                          Les étudiants sont supportés dans le développement d’activités qui sensibilisent leurs collègues à l’importance de l’utilisation judicieuse des ressources. Ils tentent aussi d’influencer le curriculum des études médicales pré-cliniques. Plus de 250 étudiants ont participé à ce programme depuis le début.

                          Nous espérons que cette relève sensibilisée fera une différence.

                          Récemment au Québec, le Collège des médecins de famille a réfléchi à diverses actions pour appuyer le développement à long terme des actions visant la pertinence des soins. Pour cela, il faudra agir à différents niveaux et plusieurs actions seront mises en place dans les mois et années à venir. On espère que ces actions pourront un jour changer la culture médicale.


                          Quelle est la perception des patients du CHOOSE WISELY ? Ont-ils connaissance des textes de recommandations, y sont-ils associés ?

                          Nous n’avons pas de données sur la perception de la campagne par les patients au Québec. Ceci fait partie de nos plans car nous comprenons que le public doit être conscient de ce « trop de médecine » qu’il leur est souvent offert. Notre réflexion se poursuit sur la façon de rejoindre les patients et d’intégrer leur perspective à nos travaux.


                          Quelle est la perception du CHOOSE WISELY par les médecins ?

                          Je crois que les cliniciens ont globalement une opinion favorable des actions et outils de Choisir avec soin.

                          La pertinence des soins est au coeur des actions de Choisir avec soin et cela rejoint un désir de plus en plus exprimé des cliniciens. On réalise de plus en plus qu’il faut considérer cet aspect pour donner des soins de qualité. La médecine évolue et la pertinence fait partie de cette évolution.



                          Comment est organisé le CHOOSE WISELY au Canada ? Qui participe à l’élaboration de ces recommandations ? Les sociétés savantes ? l’Université ? Les patients ? et Comment ?

                          Choisir avec soin au  Canada c 'est une équipe centrale composée de neuf personnes. À cette équipe s’ajoute une patiente et sept leaders cliniques qui participent aux diverses initiatives selon leur spécialité.

                          Les recommandations sont émises par les sociétés savantes canadiennes puis révisées par Choisir avec soin Canada, qui peut demander des précisions au besoin.
                          Certaines de ces recommandations ont servi à l’élaboration de trousses d’outils visant à aider les cliniciens à les actualiser dans leurs milieux de travail. Il n’y a pas de recommandations québécoises, mais bientôt nous publierons 10 recommandations pour favoriser l’usage judicieux des ressources dans les lignes directrices et les présentations scientifiques.

                          Le but de Choisir avec soin est de positionner l'utilisation judicieuse des ressources en santé comme un élément incontournable de la pratique en santé. Nous avançons tranquillement en ce sens.

                          Merci Guylène de nous avoir éclairés sur la choose wisely / pertinence des soins  avec des éclaircissements nécessaires.

                          Je reprendrai une phrase importante : "les recommandations sont émises par les sociétés savantes canadiennes puis révisées par Choisir avec soin Canada, qui peut demander des précisions au besoin." 
                          ...
                           à nous de travailler dans le même sens.

                          Sites utiles 
                           
                          https://canadiantaskforce.ca/?lang=fr

                          La pertinence des soins en 2026 repose sur une stratégie nationale de « juste recours » à l'hôpital et d'efficience économique, portée par le Ministère de la Santé et l'Assurance Maladie. 
                           
                          Les grands axes de la pertinence des soins en 2026
                           
                            • Le contrôle de l'hospitalisation complète : Une enquête nationale sur la pertinence des journées d'hospitalisation est menée dans tous les établissements de médecine, chirurgie et soins médicaux et de réadaptation (SMR). Elle vise à objectiver si la présence des patients en hospitalisation complète un jour donné est justifiée ou si des alternatives existent. 
                              • La feuille de route sur les prescriptions et les parcours : Déclinée par les Agences Régionales de Santé (ARS), la démarche encadre la pertinence :
                                • Des prescriptions (médicaments, actes de biologie, imagerie médicale et transports sanitaires).
                                • Des parcours spécifiques (insuffisance cardiaque, ostéoporose, anémie, chirurgie de l'obésité).
                                • Des modes de prise en charge favorisant l'ambulatoire et l'Hospitalisation à Domicile (HAD). [
                                • La dynamique « Choisir avec soin » (Choosing Wisely) : Portée notamment par la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG), elle cible la déprescription (réduction des traitements inutiles ou à risque, comme les benzodiazépines ou les inhibiteurs de la pompe à protons) et renforce la décision médicale partagée avec le patient.
                                  • L'exigence d'efficience budgétaire : face aux déficits persistants de la branche maladie de la Sécurité sociale, la pertinence des soins est un levier majeur pour maîtriser les dépenses sans altérer la qualité ni la sécurité des prises en charge. 

                                    En 2026, la pertinence des soins en médecine libérale s'articule autour de la libération du temps médical, du virage de la coordination interprofessionnelle et d'une maîtrise médicalisée stricte. Face aux tensions démographiques et budgétaires, l'enjeu majeur n'est plus seulement quantitatif, mais qualitatif : s'assurer que chaque acte, prescription ou orientation soit strictement justifié, efficient et orienté vers le juste soin au bon moment.
                                    Cette vision opérationnelle se déploie à travers quatre piliers stratégiques issus de la convention médicale et du PLFSS 2026 :
                                    1. La rationalisation des prescriptions (Objectifs Assurance Maladie)
                                    La pertinence s'évalue désormais à travers des programmes d'engagements collectifs stricts conclus entre les syndicats médicaux et la Caisse nationale de l'Assurance Maladie : [1]
                                        • Antibiotiques et polymédication : Les objectifs visent une réduction drastique de la consommation d'antibiotiques (vers un cap de -25 % d'ici 2027) ainsi qu'une baisse volontaire des molécules prescrites chez les patients hyper-polymédiqués. [1]
                                          • Médicaments de niches et innovations : Le corps médical et les revues indépendantes comme Prescrire insistent sur une juste allocation des ressources, pointant du doigt les dérives de prescription vers des molécules coûteuses sans valeur thérapeutique ajoutée. 
                                            • Arrêts de travail : Un contrôle médicalisé accru vise à stabiliser l'évolution annuelle des volumes à un rythme modéré (autour de 2 % par an). [
                                              2. La décharge du temps médical et le transfert de compétences
                                              Pour rendre le soin plus pertinent, le médecin libéral doit se recentrer sur son expertise clinique complexe. 2026 consacre l'autonomie partagée : 
                                                  • Nouveau cadre infirmier : Pleinement opérationnel, le droit reconnaît désormais la consultation et le diagnostic infirmiers autonomes. Les infirmiers libéraux gèrent et prescrivent directement certains matériels (ex: capteurs de glycémie, pansements), évitant des rendez-vous ou déplacements redondants pour le généraliste. 
                                                    • Assistants médicaux : Leur déploiement massif continue de décharger les praticiens des tâches administratives pour optimiser le temps passé avec le patient.
                                                      3. La coordination numérique et la télé-expertise valorisées
                                                      L'accès rapide à l'avis spécialisé évite les examens redondants ou les urgences inutiles. 
                                                          • Outils d'échange : L'alimentation du Dossier Médical Partagé (DMP) devient un axe de pertinence obligatoire sous peine de sanctions financières réglementaires instaurées pour fluidifier le parcours de soins.
                                                            • Télé-expertise financièrement revalorisée : L'acte pour le médecin requis passe à 23 €, favorisant les échanges directs entre généralistes et spécialistes (comme en cardiologie) sans mobiliser de créneau physique inutilement. 
                                                              4. Le soutien ciblé aux parcours prioritaires
                                                              La pertinence se traduit également par une refonte des grilles tarifaires de la convention médicale visant à accorder du temps médico-économique là où la balance bénéfice-risque est la plus élevée (enfants de moins de 2 ans, psychiatrie des jeunes, patients de plus de 80 ans

                                                              L’intelligence artificielle (IA) contribue à améliorer la pertinence des soins en réduisant les actes médicaux inutiles, en optimisant les parcours et en aidant à une prise de décision clinique plus objective et personnalisée.
                                                              1. Comment l’IA améliore la pertinence des soins
                                                                • Aide à la décision et au diagnostic : Les algorithmes d’analyse d’images (radiologie, dermatologie) et les modèles prédictifs aident à fiabiliser les diagnostics précoces, limitant les examens complémentaires redondants ou inappropriés. 
                                                                  • Réduction de la non-pertinence : Selon plusieurs analyses du secteur, une part importante des actes médicaux (estimée entre 20 % et 30 %) ne serait pas strictement nécessaire ou pourrait être mieux ciblée. L'IA permet d'uniformiser les pratiques face à des référentiels validés et d'améliorer la pertinence des prescriptions. 
                                                                    • Médecine personnalisée et oncologie : L'IA croise des masses de données biologiques et cliniques (oncologie de précision) pour proposer des thérapies adaptées au profil exact du patient, évitant des protocoles inefficaces. 
                                                                      • Optimisation organisationnelle : La modélisation prédictive anticipe les flux de patients, la gestion des lits et l’allocation des ressources hospitalières, ce qui évite les engorgements et les retards de prise en charge. 

                                                                      2. Le cadre et les recommandations en France
                                                                        • Le rôle de « copilote » : Les autorités (comme la Haute Autorité de Santé ou la CNIL) insistent sur le fait que l'IA reste un outil d'aide : la responsabilité médicale finale et la validation du soin reviennent toujours au professionnel de santé. 
                                                                          • Encadrement éthique et souveraineté : Les stratégies nationales et européennes (notamment l'application progressive de l'IA Act et de l'EEDS — European Health Data Space) visent à sécuriser l'exploitation des données de santé (via le Ministre de la Santé et de l'Accès aux soins) et à éviter les biais algorithmiques. [1, 2, 3]

                                                                          3. Les limites et risques à surveiller
                                                                            • Biais d'automatisation et perte de compétences : S'en remettre trop aveuglément aux recommandations d'un algorithme peut altérer le jugement critique du clinicien ou creuser des écarts de compétences. 
                                                                              • Qualité des données : Une IA n'est aussi pertinente que les données (parfois incomplètes ou biaisées) sur lesquelles elle a été entraînée. 
                                                                                • Relation patient-soignant : Le risque existe d'une déshumanisation du soin si l'outil technologique vient distendre l'échange direct entre le médecin et le patient.


                                                                                  Données institutionnelles

                                                                                  Commentaire 

                                                                                  La PERTINENCE DES SOINS est la base de l'exercice de la médecine en général, il faut en être conscient. Que ce soit à l'hôpital, en clinique ou en libéral, l'art de la médecine repose sur des critères simples : le bon diagnostic chez le bon patient, la bonne prescription au bon moment. Toujours se poser la même question : est-ce que mes prescriptions vont améliorer le patient, sont-elles utiles ou inutiles ?  Cela, en tant que médecin vasculaire, ne concerne pas strictement l'écho-Doppler, acte technique intégré à une démarche intellectuelle. La pertinence des soins est en médecine anti-millefeuille, où l'empilement d'examens est totalement inutile. Nous devons intégrer cette pertinence des soins aux nouvelles acquisitions médicales  et notamment l'IA. Ce n'est pas une médecine low cost, c'est une médecine qui doit se décliner avec le patient, en expliquant chaque étape de l'examen clinique à la prescription et au suivi du patient qui doit rester au centre de nos préoccupations. Cette démarche se construit avec le médecin, le patient, les associations de patients, les recommandations en tenant compte de leur évolution. Afin de tenir compte de tous ces paramètres, la pertinence des soins doit être évolutive et non figée. Il faut de plus ajouter la dimension écologique de l'acte médical et surtout et enfin son coût.

                                                                                  L'ASPECT ÉCOLOGIQUE de la SANTÉ / CHATGPT / SHIFT PROJECT 2026
                                                                                  PERTINENCE ÉCOLOGIQUE DES SOINS de SANTÉ

                                                                                  shi
                                                                                   

                                                                                  Prescrire mieux en assurant la pertinence des soins contribue à protéger la planète !

                                                                                  • Éviter les examens biologiques et radiologiques inutiles.

                                                                                  • Limiter les prescriptions redondantes.

                                                                                  • Réévaluer régulièrement les traitements.

                                                                                  • Privilégier la prévention et le dépistage pertinent.

                                                                                  Moins de soins inutiles, c'est aussi moins de pollution.

                                                                                  La pertinence des soins doit étre à tous les niveau en médecine.

                                                                                  RENFORT2
                                                                                   
                                                                                  COPY1