"La médecine préventive est sa spécialité; il empêche ses patients de vieillir." Jacques Ferron



Le score calcique artèriel périphérique est connu depuis 2001 (Nicolaides) et 2004 (M DEPAIRON) .....................et nous sommes en 2026 !
Pourquoi autant de temps pour une évidence ?
L'identification des calcifications carotidiennes et fémorales comme marqueur du risque CV est très antérieure au CAC (score coronaire calcique) et elle est fiable. On peut y associer les calcifications de l'aorte sous rénale et définir ainsi un score de risque CV chez les patients en prévention primaire et donc alors d'ajuster le LDL et prescrire ou non une statine. Bien entendu dans ce contexte en cas de score > 4 ou 5 si on tient compte de l'aorte abdominale ,une consultation cardiologique s' impose suivi ou non d'un score calcique coronaire qui se transforme de plus en plus en coronaroscanner, qui va devenir un outil en prévention CV primaire. C'est déjà le cas et de plus en plus. De même on va prescrire une angio scanner des artères des MI devant un IPS à 0.80 chez un patient asymptomatique..........................telle est la médecine d'aujourd'hui qui se cristallise essentiellement sur la paraclinique donc les images, c'est normal car la clinique est de sortie .....pas partout heureusement, mais ça progresse !
Fiche 1

Fiche 2
avec le comptabilisation des calcifications jambières
Le rôle prédictif des calcifications carotidiennes est reconnu vs CAC . Mais dans la pratique ces plaques carotidiennes ne suffisent pas à mon sens et j'ajoute les plaques du segment iliofémoral droit et gauche et les plaques au niveau de l'aorte sous-rénale. Enfin les calcifications mammaires sont aussi très utiles. Cette comptabilisation est simple, les plaques à retenir doivent être au minimum de 2 mm d'épaisseur . Dans la VRAIE VIE les patients concernés sont tous à haut risque CV. Il faut privilégier le NON INVASIF en prévention primaire ! Enfin ne pas oublier que tout cela doit être précédé de la correction "drastique" des FDRCV, sinon à quoi bon vouloir faire une prévention primaire. Evaluer le risque CV en prévention primaire, c'est aussi mesurer l'onde de pouls , l'épaisseur intima média et l'IPS de cheville. C'est ainsi que l'on peut détecter un risque CV significatif chez un patient jeune asymptomatique et alors prescrire une statine en fixant la cible LDL en tenant compte de tous ces paramètres. C'est cost-effective, c'est efficace, ça prend peu de temps et ainsi le cadrage vasculaire du patient est complet. La consultation cardiologique sera systématique.
J'évalue score calcique artériel périphérique depuis 20 ans , je l'appareille aux FDRCV classiques, et le LDL . PLus récemment j'y associe la Lp(a). Ainsi la prévention primaire CV est optimisée et efficace.
Quid de l'IA ?
Le FUTUR du FUTUR : l'écho-Doppler n'a pas encore atteint l'intelligence artificielle (IA) et c'est dommage. L'inertie des constructeurs vis-à-vis de l'IA est assez incompréhensible. La quantification de la sténose carotidienne pourrait largement bénéficier de l'IA. Les préoccupations actuelles en matière d'imagerie diagnostique concernent le scanner et l'IRM . L'évolution IA des ultrasons concerne la mise au point d'appareils pilotés par l'IA et utilisable par des non médecins. Ces appareils sont focalisé par exemple sur une mesure comme la fraction d'éjection du ventricule gauche ou le repérage d'une thrombose veineuse.
CALL TO ACTION / ULTRASOUND and ARTIFICIAL INTELLIGENCE ! C'est URGENT !
Si ce n'est pas envisagé, les ultrasons disparaitront… lentement mais sûrement au profit du scanner ou de l'IRM !



