IA : la nouvelle médecine sacerdotale !

 
 

"L’IA est comme avoir un couteau. Vous pouvez l’utiliser pour couper du pain ou pour blesser quelqu’un. C’est à nous de décider comment l’utiliser."Oren Etzioni

"Le danger de l’IA n’est pas qu’elle devienne consciente et nous déteste, mais qu’elle devienne compétente et nous ignore" Eliezer Yudkowsky,

 

 
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Préambule : je suis un passionné  d'IA, mais je réfléchis, mes 50 ans d'exercice me le permettent !

LA VRAIE VIE est mon mantra.
Les avancées successives de l'IA seraient  sous-tendues par le manque de médecins, des files d'attente pour avoir un rdv, etc., et des médecins "absents"...sin* on veut ! 

Il était une fois la médecine sacerdotale (hors toute conception religieuse)  une médecine hippocratique , avec 60 à 75 h de présence / semaine, (consultations + visites à domiciles)  avec des astreintes et des gardes. C'était une manière d'exercer type H24.  C'était une des meilleures médecines du monde, aujourd'hui au 17ᵉ rang, mais une " médecine de fou" mais si passionnante. Quand on "rentrait en médecine" , on avait la vocation car sans la vocation.....Les patients avaient une très grande confiance en  la médecine  car ils savaient qu'à tout moment le médecin répondait présent, aujourd'hui ils sont dans la crainte de ne pas être secouru en cas de danger.

Alors que faire ? 
Placer l'IA dans un monde sacerdotal  donc disponible H 24, cette médecine établie sur l'IA devrait donner "du temps au temps médical", tout au moins c'est ce que l'on nous dit.
 
De plus on réfléchirait moins...est-ce un plus ?  ON c'est u moins.

L'arrivée successive des chatbots, des programmes multimodaux  de Centaur, de DELPHI-21, d'AMIE, des études basées sur le sommeil ,des rencontres entre IA et j'en passe et des meilleurs nous fait entrevoir un avenir  médical heureux ou pire que celui qui existe en ce moment.
 
Médecins et patients seraient satisfaits, paraît-il, c'est pas sûr.
Sur le plan théorique, c'est jouable.

Sur le plan pratico-pratique ,non, pour les raisons suivantes : 

. Le coût de cette "nouvelle médecine" 
` La pollution générée par l'IA
` La difficulté d'accéder à toutes ces IA si diverses et multiples, une IA/jour médicale voire plus
` La difficulté à organiser ces IA à notre exercice : IA copilote, IA exosquelette du médecin ; de très bonnes idées à priori.
`Le passage à une IA qui déciderait de tout, non.
`Le robot chirurgie meilleur que tous les chirurgiens, ce sont des prédictions du "MUST, ALEXANDRE "et consorts, la chirurgie humaine à terme disparaîtrait elle ?  

`Le slogan "Les études de médecins ne servent à rien;" des slogans de pub provocateurs 

Il faut se recentrer sur une médecine avec ce nouvel outil.

Mais pas de copilote car tout copilote aspire à devenir un pilote.

Les grands combats de la tech nous laissent indifférents ainsi que leurs investissements massifs, inutile en cette période de guerre pilotée par l'IA, un "succès" effroyable . 

Le terme productivité en Médecine est à oublier.

On a l'impression que finalement le médecin est un pion qui va périr dans l'IA.

Moi ce que je veux de l'IA, ce n'est pas classer des dossiers, ce que je veux en tant que médecin vasculaire , c'est mieux  prédire, c'est mieux  prévenir, c'est mieux soigner, c'est  mieux  écouter les patients, etc. Or ces besoins ne sont pas satisfaits aujourd'hui en France par le médecine ni d' ailleurs par l'IA.

Nous sommes toutes et tous enfumés par l'IA cet objet brillant dont il faut se méfier.

Je veux une IA concrète, une IA performante et facile à gérer, 

Les nombreux techniciens et ingénieurs en IA ne connaissent pas l'exercice médical et c'est un drame et  ils veulent s'en occuper ! 

Est-ce qu'une IA va décider demain de l'euthanasie d'un patient ?
Est-ce que l'IA va prédire votre mort dans 3 ans, 5 mois et 4 jours ? 
Est-ce que l'IA va réconforter les patients ?
Est-ce que l'IA va remplacer les chirurgiens totalement ? 
Est-ce qu'une IA toute puissante va faire disparaître les études médicales ? 
Est-ce que soigner sera un dialogue entre un humain et un humanoïde , puis sans humain !
Est-ce que les robots humanoïdes vont nous remplacer ? 

Autant de questions sans réponse, mais on a l'impression que les IA veulent artificialiser la médecine, chaque jour une avancée de plus vers cet hypothétique avenir.

En fait, il faut pour la médecine une Intelligence Médicale Augmentée  ( IMA), utile à la fois au patient et au médecin pour une meilleure prise en charge. Il faut revendiquer  l'IMA comme une avancée à la fois majeure et révolutionnaire .

 
 
La médecine dans 20 ans, par OPENEVIDENCE /IA 

Dans 20 ans, la médecine sera profondément transformée par l’intelligence artificielle (IA), avec une intégration généralisée dans tous les aspects du soin, du diagnostic à la gestion administrative, en passant par la recherche et la prévention. Les modèles multimodaux et génératifs d’IA, capables de traiter simultanément des données cliniques, images, textes et signaux biologiques, permettront une personnalisation accrue des soins, une amélioration de la précision diagnostique et une automatisation des tâches répétitives, libérant du temps pour les interactions humaines.

L’IA facilitera la découverte de nouveaux médicaments, l’identification de biomarqueurs, la conception et l’analyse des essais cliniques, et la surveillance post commercialisation, accélérant ainsi le développement thérapeutique et la médecine de précision.Les outils d’IA seront également utilisés pour la surveillance continue de la santé via des dispositifs portables, la détection précoce des maladies, et l’optimisation des parcours de soins.

Cependant, la transformation dépendra de la qualité des données, de l’évolution des standards technologiques, de la régulation, et de l’intégration éthique et équitable de l’IA dans la pratique médicale. Les risques, tels que les biais, les hallucinations de modèles, et la sécurité des données, devront être surveillés et gérés activement. En résumé, l’IA sera un pilier central de la médecine du futur, augmentant les capacités humaines sans les remplacer, et nécessitant une adaptation continue des professionnels de santé

La médecine dans 40 ans, par OPEN EVIDENCE /IA 

Dans 40 ans, la médecine sera dominée par la prévention, la personnalisation, et l’intégration technologique. L’évolution vers une médecine prédictive et préventive, déjà amorcée, s’accentuera grâce à l’utilisation généralisée de la génomique, de l’intelligence artificielle (IA), des dispositifs connectés et de la bio ingénierie. Les soins seront de plus en plus individualisés, avec des interventions adaptées au profil génétique et aux données biométriques de chaque patient, permettant une détection précoce des maladies et des traitements sur mesure.

La gestion des données massives issues des dispositifs portables et des analyses génétiques sera centrale, avec des outils d’IA pour interpréter ces informations et guider les décisions cliniques. Les patients seront davantage autonomes, capables de surveiller leur santé en temps réel et d’accéder à des diagnostics préliminaires avant même de consulter un professionnel, ce qui transformera la relation médecin patient en un partenariat plus équilibré. 

La médecine communautaire et l’approche multidisciplinaire deviendront la norme, avec une prise en charge continue et globale, orientée vers la préservation de la santé plutôt que la gestion rudimentaire des épisodes de maladie.

 

Les avancées en nanotechnologie, en systèmes biologiques et en pharmacogénomique permettront des traitements plus efficaces et plus sûrs, développés rapidement grâce à des données réelles et des modèles prédictifs.

Enfin, l’accès équitable et la gouvernance éthique des technologies médicales seront des enjeux majeurs, afin d’assurer que ces innovations bénéficient à l’ensemble de la population.

IA et MEDECINE en 2050  par OPEN EVIDENCE / IA

L’intelligence artificielle (IA) aura une influence majeure sur la médecine en 2050, transformant profondément la pratique clinique, la prise de décision, et l’organisation des soins. Les applications attendues incluent une personnalisation accrue des diagnostics et des traitements grâce à l’analyse de données multi-omiques, l’intégration de l’IA dans la surveillance continue des patients, et l’automatisation des tâches administratives et répétitives, permettant aux cliniciens de se concentrer sur les cas complexes et sur l’interprétation des recommandations générées par l’IA. 

L’IA facilitera l’accès aux soins, notamment par la télémédecine, les diagnostics à distance, et l’utilisation de dispositifs connectés pour le suivi en temps réel, ce qui améliorera la prévention et la gestion des maladies chroniques, même dans les zones à ressources limitées. Les algorithmes d’IA permettront une détection précoce des pathologies, une optimisation des plans thérapeutiques, et une réduction des erreurs médicales, tout en favorisant l’équité et la durabilité des systèmes de santé. 

Cependant, l’intégration de l’IA nécessitera des cadres réglementaires robustes, une vigilance sur la protection des données, la transparence des algorithmes, et la formation des professionnels de santé à l’utilisation et à l’interprétation des outils d’IA. Les enjeux éthiques, notamment liés à la responsabilité et à l’équité, seront centraux dans le déploiement de ces technologies. 

En résumé, la médecine en 2050 sera profondément augmentée par l’IA, avec des soins plus personnalisés, accessibles, et efficaces, tout en maintenant un rôle essentiel pour le clinicien dans la supervision et l’humanisation des soins. 


Ces différents scénarios de la médecine de demain sont positifs puisque le clinicien restera ua centre de la médecine.

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Ce texte propose une réflexion éthique et prospective sur l'évolution de la pratique médicale, plaidant pour une Intelligence Médicale Augmentée (IMA) qui soutient le praticien sans le déposséder de son rôle. L'auteur oppose la médecine sacerdotale d'autrefois, fondée sur une présence humaine constante et une confiance absolue, aux dérives potentielles d'une technologie qui risquerait d'artificialiser le soin ou de réduire le médecin à un simple exécutant. Bien que l'IA offre des promesses de médecine prédict
ive et de personnalisation des traitements à l'horizon de 20 ou 40 ans, l'ouvrage souligne des obstacles majeurs tels que le coût écologique, la complexité de gestion des outils et la déshumanisation de la relation patient médecin. L'objectif final est de transformer l'IA en un levier pour mieux soigner et écouter, tout en évitant que le "copilote" numérique ne finisse par évincer l'humain de la décision clinique.

 

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Ainsi, l'IMA et l'exercice de la médecine sont possibles, certes d'une manière différente par rapport à celle d'antan.

Mais on oublie dans cette révolution le patient, comment va-t-il réagir à cette nouvelle médecine ? 

Est-ce que l'on va vers une médecine de riche et une médecine de pauvre ? 

L'éthique sera-t-elle préservée ? 

L'accord des patients sera obligatoire.

Affaire à suivre de très près.