“La porte de l'invisible doit être visible. ”
René Daumal
- EDITORIAL
Undiagnosed type 2 diabetes: an invisible risk factor
Diabète de type 2 non diagnostiqué : un facteur de risque invisible
https://www.thelancet.com/journals/landia/article/PIIS2213-8587(24)00072-X/fulltext?dgcid=raven_jbs_aip_email
Article libre d'accès
Les patients atteints de ces maladies restent souvent non diagnostiqués pendant des années et certains meurent sans diagnostic précis.
Le diagnostic de patients atteints de maladies mystérieuses, dont beaucoup sont des maladies rares, peut impliquer un processus long, complexe et détaillé qui nécessite des connaissances et des investigations spécialisées.
Les patients et leurs familles éprouvent souvent un sentiment de soulagement lorsqu’ils reçoivent un diagnostic.
Les données de l'ONS indiquent que 7 à 10 % des adultes en Angleterre souffraient de diabète de type 2 et qu'environ un adulte sur neuf (5,1 millions de personnes) souffrait de prédiabète. Ces chiffres suggèrent qu’un nombre incroyablement élevé de personnes ignorent leur état, n’ont pas accès à un soutien ou à un traitement et courent donc un risque élevé de complications de santé évitables.
Même si les jeunes sont souvent considérés comme présentant un faible risque de développer un diabète de type 2, ce n’est pas nécessairement le cas. Une revue publiée dans The Lancet Diabetes & Endocrinology a résumé les preuves montrant que les cas de diabète de type 2 à apparition précoce augmentent rapidement dans le monde.
Pour aggraver ce problème, les modèles conventionnels de soins du diabète de type 2 ne semblent pas fonctionner aussi bien chez les adolescents et les jeunes adultes que chez les personnes âgées. Les personnes qui développent un diabète de type 2 à un plus jeune âge présentent des complications qui évoluent plus rapidement et sont souvent plus graves, ce qui souligne l’urgence d’un diagnostic rapide et de soins adaptés aux caractéristiques physiopathologiques, comportementales et psychosociales d’une population jeune.
Les données de la Fédération internationale du diabète indiquent que près de la moitié des personnes atteintes de diabète (de type 1 et de type 2) vivant dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (PRFI) ne sont toujours pas diagnostiquées.
Étant donné que près de 80 % des personnes atteintes de diabète vivent dans les PRFI, ces données reflètent un énorme fardeau de morbidité.
Sur plus de 700 000 personnes âgées de plus de 65 ans qui, selon les estimations, vivent avec une démence en Angleterre, seules 459 000 personnes ont un diagnostic enregistré, selon les données du NHS de 2023 dans les établissements de soins primaires.
Notamment, les taux de diagnostic signalés indiquent des variations régionales substantielles : dans certaines villes et districts, les taux sont inférieurs à 50 %, alors que dans d'autres, ils sont supérieurs à 80 %, voire 90 %.
Cette variation ne s'explique pas par une augmentation de la prévalence de la démence. dans les zones les plus défavorisées.
Toutefois, les problèmes qui empêchent le diagnostic de maladies non transmissibles sont d’une autre nature. Il existe toute une série de problèmes structurels qui peuvent empêcher les patients de rechercher ou d’obtenir un diagnostic, en particulier ceux issus de milieux aux ressources limitées.
Dans le cas du diabète de type 2, souvent qualifié de maladie silencieuse, de nombreuses personnes ne présentent aucun symptôme.
L’éducation, le dépistage des personnes à haut risque et les messages dn
té publique sont donc essentiels.
Ce n’est qu’en comprenant et en éliminant les obstacles au diagnostic qu’un traitement efficace peut être proposé.
LES DONNEES en FRANCE
https://www.federationdesdiabetiques.org/information/diabete/chiffres-france





Dépister c'est prévenir mais les dépistages sont insuffisants en France et lorsqu'ils sont annoncés ce n'est pas douvent mieux (cf cancer du sein, cancer colorectal). La perception du diabète est une mauvaise perception .
Verbatim : "dans ma famille le diabète ça n'existe pas !", "je fais du sport donc je ne peux pas avoir de diabète", " le diabète c'est un truc de vieux" "le diabète ce sont les gens qui mangent n'importe quoi, ce n'est pas mon cas " etc.
Le diabète concerne aussi des populations en état de précarité, qui cumulent plusieurs facteurs de co morbidité. La précarité actuellement devient de plus en plus importante et les dépistages dans cette population sont difficiles mais très importants..
Le Bus du Coeur est l'exemple à suivre, le dépistage du diabète est réalisé et ce dépistage porte ses "fruits."
Il faut revenir une fois de plus à la PREVENTION PRIMORDIALE et à la PREVENTION PRIMAIRE,deux périodes où le dépistage doit être réalisé, donc dès l'enfance.
Des taux inacceptablement élevés de non-diagnostics, ou de diagnosticsd tardifs sont la réalité du diabète.
Des BUS DEPISTAGE PRECOCE DU DIABETE seraient une très bonne idée avec dépistage et explication de texte sur ce qu'est la réalité du diabète.
Un exemple concret :https://www.maison-diabete.com/diabetobus/
Le DIABETOBUS
"Le concept d’antenne itinérante a vu le jour en septembre 2008 pour aller à la rencontre de la population.
Depuis sa création, le Bus Santé sillonne les routes de la Région Hauts-de-France pour sensibiliser le grand public, et plus particulièrement les personnes en situation précaire et/ou ayant un accès aux soins difficile (en quartiers prioritaires de la ville et en zone rurale) afin de les sensibiliser aux comportements favorables à la santé.
Les Conseiller-es Prévention Santé (infirmière, diététiciennes, professeurs d’activité physique adaptée et sophrologue) sont à votre écoute au sein du Bus Santé. Ils vous proposent un accompagnement, des conseils adaptés sur différentes thématiques (alimentation, activité physique, bien-être, sommeil), une orientation/ relais vers des structures locales… , et des dépistages du diabète (glycémie capillaire), de la maladie rénale chronique (test urinaire) et des maladies cardio-vasculaires (prise de tension artérielle)
Le Bus Santé intervient en partenariat avec les collectivités, les entreprises,… sur la Région Hauts-de-France.
L’année 2022 en quelques chiffres :
- 32 passages sur plusieurs communes des Hauts-de-France
- 500 personnes rencontrées
Bus Santé itinérant sur les Hauts-de-France :
Cet accueil est ouvert à tout public.
Dates prévisionnelles 2024 :
Planning sous réserve de modification
Mars :
Vendredi 8 mars, à LENS, gymnase Jean Jaurès, de 15h à 20h
Avril :
Mercredi 10 avril, à LENS, au CSC Vachala, de 13h à 18h
Juin :
Mercredi 5 juin, à LENS, au CS Dumas, de 10h à 16h
renseignement, merci de contacter le 03 62 28 8000 – Poste 551
Un exemple à suivre et à multiplier LES DIABETOBUS

https://www.fondation-ca-solidaritedeveloppement.org/projet/diabetobus/
Vue l'état de la médecine en France, les MEDIBUS doivent se multiplier pour les affections les plus fréquentes : CARDIOVASCULAIRES, CANCERS, DIABETE, DYSIPIDEMIE,VACCINATION.......pour les principales, retour aux réalités du terrain, une urgence
