MEDECIN/IA : cohabitation ?

 
"Pour la première fois, la mécine peut remonter le courant — intervenir avant que l'insuffisance cardiaque, la démence ou le cancer ne deviennent irréversibles. » — Dr Eric Topol (2025), soulignant que l'IA permet de traiter des données de santé continues que l'œil humain ne peut synthétiser seul.
 
"L'IA est le stéthoscope du 21e siècle : un outil parmi d'autres qu'il ne faut ni rejeter, ni utiliser de façon exclusive. Source médicale anonyme



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Confiance, surveillance ou collaboration ? Un cadre de performance pour l’interaction homme -IA en médecine,  
Laura Zwaan , Ph.D. https://orcid.org/0000-0003-3940-1699Adam Rodman , MD https://orcid.org/0000-0001-8452-0692et Taro Shimizu , MD, Ph.D. https://orcid.org/0000-0002-3788-487XInformations sur l'auteur et ses affiliations

NEJM AI 2026 3 ( 5 ) ,DOI : 10.1056/AIe2600354, VOL. 3 N° 5
https://ai.nejm.org/doi/full/10.1056/AIe2600354
 
 
 
L'intelligence artificielle (IA) est de plus en plus intégrée à la prise de décision clinique, mais les stratégies de collaboration homme-IA restent encore peu développées.
 
Un essai randomisé récent mené par Qazi et ses collègues a révélé que les médecins exposés à des recommandations erronées de modèles de langage complexes obtenaient des scores inférieurs de 14 points de pourcentage en raisonnement diagnostique par rapport à ceux recevant des suggestions sans erreur, ce qui a été attribué à un biais d'automatisation.
 
Nous soutenons que cette interprétation est incomplète : l'effet observé ressemble davantage à l'impact bien documenté d'informations inexactes sur le raisonnement, un phénomène également présent lors des consultations entre humains.
 
Plus important encore, la réponse appropriée aux erreurs de l'IA n'est pas un scepticisme systématique.
 
La décision d'un médecin de s'en remettre à l'IA, de l'examiner attentivement ou de collaborer avec elle dépend de deux dimensions clés :
* la précision relative des humains et de l'IA pour une tâche donnée,
* le degré de complémentarité de leurs erreurs.

Nous proposons un cadre cartographiant ces dimensions en quatre zones d'interaction : prédominance humaine, prédominance de l'IA, revue hybride et résolution des désaccords. Chacune requiert une stratégie de flux de travail clinique spécifique. Ce cadre est volontairement dynamique : à mesure que les performances de l’IA évoluent et que l’expertise des médecins se développe, les stratégies d’interaction optimales doivent être réajustées en conséquence. L’objectif approprié est d’établir un climat de confiance, et non un scepticisme généralisé. (Financé par l’Organisation néerlandaise pour la recherche et le développement en santé.)


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Conclusions

 

L’étude de Qazi * et de ses collègues apporte une contribution importante, car elle quantifie les coûts liés aux erreurs de l’IA dans un cadre contrôlé de raisonnement clinique. Le constat selon lequel les médecins les plus expérimentés étaient plus vulnérables que leurs confrères moins expérimentés est à la fois provocateur et cliniquement significatif ; cela reflète potentiellement le traitement heuristique induit par la fluidité ainsi que le biais d'autorité qui rendent les résultats sophistiqués de l’IA plus difficiles à remettre en question.

Toutefois, la réponse politique ne devrait pas se limiter à des exhortations uniformes à la méfiance envers l’IA. Elle devrait plutôt consister en une détermination factuelle et calibrée selon le contexte, visant à définir quand la confiance, l’examen critique ou une collaboration structurée humain-IA est la plus appropriée, tout en reconnaissant que, à mesure que l'IA.

* Qazi I, Ali A, Khawaja M, Akhtar MJ, Sheikh AZ, Alizai MH. Automation bias in large language model assisted diagnostic reasoning among physicians trained in AI literacy — a randomized
clinical trial. NEJM AI 2026;3(5):AIoa2401001. DOI: 10 .1056 / AIoa2501001.

NOTEBOOKLM/SYNTHESE
 

Cet article propose un cadre de performance novateur pour réguler l’interaction entre les médecins et l’intelligence artificielle, dépassant la simple mise en garde contre le biais d'automatisation. Les auteurs soutiennent que l'influence de l'IA sur le raisonnement clinique ressemble davantage aux dynamiques de consultation humaine, où la qualité de l'information reçue dicte la précision du diagnostic final. Pour optimiser cette relation, le texte définit quatre zones d'interaction stratégiques basées sur la précision relative de chaque acteur et la complémentarité de leurs erreurs respectives. L'objectif ultime est d'instaurer une calibration de la confiance dynamique, car les rôles de supervision et de collaboration doivent évoluer à mesure que les capacités technologiques progressent et que l'expertise médicale s'affine. Plutôt qu'un scepticisme systématique, cette approche préconise une stratégie de flux de travail adaptable, garantissant que le clinicien sache exactement quand s'effacer devant l'outil ou, au contraire, maintenir son autonomie décisionnelle.

 

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Commentaire 

Nous allons nous concentrer sur la consultation de médecine vasculaire. Dans quel % des cas examinés en une journée (20 à 25 patients)  aurions-nous à recourir à une IA . J'évalue cette assistance à 1% des cas (un peu de provocation ne nuit pas aux messages délivrés).  Cette évaluation variera en fonction de la spécialité. Dans ma pratique, si j'ai un problème devant un cas ardu, je fais appel à une RCP. Cette RCP pourra être remplacée progressivement peut-être par une assistance IA.  Cependant, il me semble impossible et déraisonnable de consulter de manière permanente avec une assistance IA, car cela doit se faire au cas par cas, et cela concerne très peu de situations. En médecine interne, qui est la "spécialité" des cas difficiles, la situation peut être différente, mais un bon interniste, grâce à son expérience, s'en tirera facilement. Les choses sont différentes pour l'imagerie médicale où l'IA apporte des innovations étonnantes. La consultation , celle du colloque singulier, est un temps important, c'est là que tout se passe. Une IA "sous le coude", c'est inutile, une IA en deuxième intention peut s'avérer utile. Il faut arrêter de penser que l'IA médicale sera omniprésente pour tous les patients, c'est un leurre. Il faut que les "ingénieurs" IA  fassent des stages en médecine et ce pour toutes les spécialités, nous avons toutes et tous des besoins en IA différents, excepté pour la bureautique et la gestion des dossiers patients. Soumettre systématiquement chaque consultation à une IA est totalement impossible : la consultation médicale ne se prête pas à l'hybridation. En médecine vasculaire, voici une liste non exhaustive de l'apport de l'IA :
* Aide à la recherche d'une étiologie en cas de MTEV sans facteur déclenchant
* Prédiction du risque CV en prévention primaire
* Prédiction de l'arrêt ou de la poursuite d'un traitement anticoagulant
Il est évident  que ce recours ne sera pas systématique, loin de là .
Pour l'écho-Doppler, un robot existe pour les carotides , très coûteux et très lent donc inutile. Lors de la réalisation d'un écho-Doppler, il est nécessaire de faire "parler" l'écho, et la consultation orale se poursuit tout au long de l'acte technique. De plus, la PERTINENCE des SOINS est la base des actes médicaux, y associer une IA permanente, c'est l'IMPERTINENCE des SOINS. Un point important les médecins sont de plus en plus âgés, ils ont au fil des ans acquis expérience et intuition. L'utilisation excessive de l'IA en consultation entraîne une déperdition cognitive. Ce point est loin d'être négligeable. Il faut y penser sérieusement. 


Pour les recherches bibliographiques, 100% d'IA, oui. 
Pour les études scientiffiques, 100% d'IA
Pour l'aide à la rédaction d'un article médical, oui, mais citée dans les références, etc.

Utilisons en médecine l'IA lorsque cette IA permet une approche invisible à l'œil humain (imagerie) , notamment le diagnostic très précoce des cancers.

IA et MÉDECINE, = INTELLIGENCE MÉDICALE AUGMENTÉE, au cas par cas +++

Je  propose une réflexion nuancée sur l'intégration de l'intelligence artificielle concrètement clinique, en soutenant que l'IA doit agir comme une intelligence médicale augmentée plutôt que comme un outil systématique. Je soutiens que, si l'IA excelle dans la recherche bibliographique ou l'imagerie médicale, elle reste superflue pour la majorité des consultations directes où la pertinence des soins repose sur l'expérience humaine. Plutôt que de viser une omniprésence technique, le recours aux algorithmes devrait se limiter à une assistance de deuxième intention pour des cas complexes spécifiques ou des diagnostics précoces invisibles à l'œil nu. En fin de compte, ce commentaire  souligne l'importance de préserver le colloque singulier entre le médecin et son patient, rejetant toute hybridation avec une IA  systématique qui dénaturerait l'acte médical." Notebook

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 ADDENDUM PERPLEXITY IA


L'exercice de la médecine selon Hippocrate repose sur le colloque singulier. Quelle place pour l'IA en consultation

L’IA peut avoir une place utile en consultation, mais plutôt comme assistant du colloque singulier que comme substitut du médecin. Elle peut libérer du temps, structurer les notes, aider au suivi et soutenir la décision, à condition de rester au service de l’écoute, de l’examen clinique et de la décision partagée.

Lecture hippocratique

La tradition hippocratique met au centre la relation entre le malade et le médecin, fondée sur l’observation, le raisonnement et l’expérience clinique. Le texte que vous citez rappelle aussi que la consultation doit aboutir à une décision médicale partagée, après examen, écoute, dialogue et empathie.

Place de l’IA

 

En pratique, l’IA peut aider à retranscrire, synthétiser et organiser les informations de consultation, ce qui réduit le temps passé à l’ordinateur et peut redonner de la place à l’échange humain. Elle peut aussi améliorer certains aspects du diagnostic et proposer des aides personnalisées, mais ces apports restent complémentaires de l’appréciation clinique du médecin.

Limites à garder

L’IA ne « sent » pas le patient, ne perçoit pas directement le vécu, ni la nuance relationnelle qui fait souvent la qualité d’une consultation. Dans l’esprit hippocratique, elle doit donc rester un outil discret, utile si elle renforce l’attention au patient, problématique si elle devient un tiers envahissant au détriment du regard clinique.

Formulation possible

 

Vous pourriez résumer l’idée ainsi :
« L’exercice hippocratique repose sur le colloque singulier ; l’IA peut en faciliter le déroulement, mais elle ne doit jamais en remplacer la substance humaine. »

 

On approuve !

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