“Ce n’est pas l’encre qui fait l’écriture, c’est la voix, la vérité solitaire de la voix, l’hémorragie de vérité au ventre de la voix.” Christian Bobin
"La révolution ampute le monde. De là cette hémorragie." Victor Hugo
"Un fait hors de l'ordinaire est plutôt un indice qu'un embarras." Sherlock Holmes

Sarlon-Bartoli G, Leclercq B, Trillot N, Mahé I, Daoud-Elias M, Buchmuller A, Poenou G, Elias A, Poggi JN, Couturaud F, Resseguier N, Postzich M, Hammoudi L, Benredouane Y, Bretelle F, Goumidi L, Suchon P, Jidal S, Perez-Martin A, Rousselin C, Quere I, Mestre S, Sevestre MA, Soudet S, Bertoletti L, Susen S, Morange PE. Prevalence of abnormal uterine bleeding and quality of life after venous thromboembolism by oral anticoagulant use: the GENB-OAC Study.
Prévalence des saignements utérins anormaux et qualité de vie après une thromboembolie veineuse en fonction de l'utilisation d'anticoagulants oraux : l'étude GENB-OAC
Res Pract Thromb Haemost. 2025 Dec 31;10(1):103328. doi: 10.1016/j.rpth.2025.103328. PMID: 41658977; PMCID: PMC12874563. Cette étude clinique prospective, nommée GENB-OAC, analyse la prévalence des saignements utérins anormaux et leur impact sur la qualité de vie des femmes traitées par anticoagulants oraux après une thrombose veineuse. Les chercheurs ont comparé des patientes sous apixaban, rivaroxaban ou antivitamines K à un groupe témoin de femmes en bonne santé. Les résultats démontrent que les anticoagulants augmentent significativement la fréquence et la sévérité des hémorragies génitales, altérant ainsi le bien-être physique et social des patientes. L'étude souligne que l'apixaban semble entraîner moins de complications hémorragiques utérines que le rivaroxaban ou les antivitamines K. En conclusion, les auteurs appellent à un consensus international pour mieux détecter et prendre en charge ces effets secondaires fréquents en pratique clinique.















Commentaire
Bravo Gabrielle, très belle étude.
Bravo Gabrielle, très belle étude.
HÉMORRAGIE GÉNITALE au décours d'une anticoagulation = contrôle gynécologique OBLIGATOIRE , ne pas passer à côté d'un cancer !
Ma pratique : depuis quelques années, j'ai adopté la conduite à tenir suivante en cas de saignement utérin chez une patiente anticoagulée , attitude purement empirique," la règle du bon sens".
* contrôle gynécologique
* Si APIXABAN 5 mg X 2 , je relaye immédiatement par de l'apixaban 2,5 mg X 2 juste avant le début des règles et reprise 5 mg X 2 dès que les règles sont terminées.
* si RIVAROXABAN : relais à 10 mg puis reprise après les règles.
* Si COUMADINE : relais apixaban 2,5 mg, si échec HBPM.
* Si saignements abondants : acide TRANEXAMIQUE, transitoirement.
Contrairement à ce qui est dit dans l'article, j'ai observé l'arrêt des hémorragies chez des patientes traitées par un AOD par un relais COUMADINE + COAGUCHECK (3 cas en cours, femmes jeunes)
Par ailleurs, l'APIXABAN est effectivement moins hémorragique.
Contrairement à ce qui est dit dans l'article, j'ai observé l'arrêt des hémorragies chez des patientes traitées par un AOD par un relais COUMADINE + COAGUCHECK (3 cas en cours, femmes jeunes)
Par ailleurs, l'APIXABAN est effectivement moins hémorragique.
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La classification PALM-COEIN est un système développé par la Fédération internationale de gynécologie et d'obstétrique (FIGO) pour catégoriser les causes de saignements utérins anormaux chez les femmes en âge de procréer.

