" Une image vaut mille mots. "
Proverbe attribué à la sagesse chinoise
" Le cerveau pense en images, non en mots.
Temple Grandin
" Les mots divisent, les images unissent. "
Otto Neurath
"Ce que j'entends, je l'oublie ; ce que je vois, je m'en souviens ; ce que je fais, je le comprends. "
Proverbe attribué à Confucius
" La mémoire est le trésor et le gardien de toutes choses. "
Cicéron



Elena-Mihaela Cordeanu, Corina Mirea, Camille Zamperini, Solène Brouder, Dominique Stephan,
Thrombophilia testing in venous thromboembolism: When, who and why it matters. A practical review, Tests de thrombophilie dans la thromboembolie veineuse : quand, qui et pourquoi sont-ils importants ? Une revue pratique
Archives of Cardiovascular Diseases, 2026,
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1875213626002056
Article en libre accès

https://academic.oup.com/eurheartj/advance-article/doi/10.1093/eurheartj/ehaf1010/8377624
Article en libre accès



NEJM 2026






the End of the Physician.
L'intelligence artificielle ne signifie pas la fin du médecin.
JAMA. 2026 Apr 29. doi: 10.1001/jama.2026.4356. Epub ahead of print. PMID:
42054019.
https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/2848376
Commentaire par OPEN EVIDENCE / IA
Les infographies constituent un outil pédagogique de plus en plus utilisé en enseignement médical , avec des données montrant qu'elles améliorent l'engagement, la compréhension et la diffusion des connaissances, bien que leur supériorité sur les formats textuels classiques en termes de rétention des connaissances reste nuancée.
Efficacité démontrée sur l'apprentissage et la communication
Une revue de cadrage portant sur 135 articles a montré que 87,7 % des études évaluant l'efficacité des infographies rapportaient un effet positif sur l'amélioration des connaissances ou le changement de comportements, et que les infographies étaient généralement préférées aux formats textuels.[1]de lecture Dans le contexte de journal club orthopédique, l'introduction d'infographies a significativement amélioré les scores de compréhension et de rappel, passant de 42 % à 65,8 % (p < 0,001) , les questions étant répondues correctement 1,5 fois plus souvent ; 78 % des cliniciens préféraient ce format.[2]
Cependant, une revue de cadrage plus récente nuance ces résultats : les infographies sont appréciées, jugées visuellement attrayantes et faciles à comprendre, mais les études expérimentales identifiées révèlent qu'elles ne seront pas plus efficaces que d'autres outils pour l'acquisition et la rétention d'information , sauf pour certains sous-groupes spécifiques.[3]infographies comparativesDe même, trois essais contrôlés randomisés comparant des infographies et des résumés en langage simple de revues Cochrane n'ont trouvé aucune différence significative en termes de connaissances acquises , bien que les infographies aient été perçues comme plus agréables à lire et plus conviviales.[4]
Impact sur la diffusion de la recherche
L'un des apports les plus robustes des infographies concerne la diffusion scientifique via les réseaux sociaux . Un essai croisé prospectif a montré que les tweets contenant un résumé visuel (visual abstract) généraient plus du double de vues par rapport aux tweets avec citation seule (1351 vs 639), et 5 fois plus d'interactions.[5]Les infographies étaient associées à un score Altmétrique moyen de 29,75 contre 5,75 pour les articles originaux (p < 0,001), soit une augmentation significative de l'attention sur les réseaux sociaux.[6]Un essai randomisé dans European Urology a confirmé que les résumés visuels augmentaient les impressions Twitter par rapport aux figures clés (8385 vs 6882, p = 0,006), mais avec paradoxalement moins de clics vers l'article complet .[7]
Application aux recommandations de pratique clinique
En médecine de premier recours, les infographies résumant les recommandations cliniques (BMJ Rapid Recommendations) ont été perçues par les médecins généralistes comme simples, efficaces en temps, fiables et utiles à la prise de décision . Le format interactif et extensible était préféré au format statique. Toutefois, la compréhension de la terminologie liée à l'évaluation des preuves et à l'interprétation des statistiques restait difficile malgré le support visuel.[8]
Mécanismes cognitifs et traitement de l'information
L'application du modèle de vraisemblance d'élaboration (ELM) a montré que les infographies induisaient une élaboration cognitive plus importante que les messages textuels seuls, et que le format interagissait avec les connaissances préalables pour influencer le traitement de l'information.[9]Les infographies réduisent la charge cognitive en exploitant les principes de l'apprentissage multimédia et du design graphique.[10]
Bonnes pratiques de conception
Plusieurs recommandations clés émergentes de la littérature pour créer des infographies médicales efficaces :[11-13]
-
définir clairement l'objectif et le public cible avant la conception
-
Privilégier un message central concis avec un minimum de texte
-
Soigner le choix du layout, des couleurs, de la typographie et du contexte
-
Utiliser des icônes, graphiques et visualisations de données plutôt que du texte dense
-
Exploiter les outils numériques disponibles (Canva, Adobe, Venngage)[12]
-
Faire relire et tester l'infographie auprès du public cible avant diffusion
Limites et précautions
Il convient de noter que de nombreuses études sur l'efficacité des infographies manquent de rigueur méthodologique, et que les infographies peuvent[1] simplifier excessivement des données complexes — les lecteurs devraient toujours se référer à l'article original avant de modifier leur pratique clinique.[6]La question de la crédibilité des infographies reste peu étudiée.[1]
Souhaitez-vous explorer les stratégies spécifiques d'intégration des infographies dans un curriculum de formation médicale, par exemple dans le cadre de journaux clubs ou de modules de communication visuelle pour les internes ?


