Machiavel et Thomas More

Investi dans le développement durable et le management responsable.
Article publié sur LINKEDIN 

Machiavel et Thomas More y pensent tous les matins en se rasant.
Pour lequel allez-vous voter ?


Chaque jour ou presque nous apporte un nouveau candidat à l’élection présidentielle prochaine, et chaque prétendant y va de son bouquin, c’est le printemps des poètes !

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Machiavel et Thomas More ont écrit deux œuvres majeures de la pensée politique de la Renaissance, respectivement Le Prince et L’Utopie, deux visions opposées dans lesquelles nos candidats apprentis écrivains peuvent puiser leur inspiration, et force est de constater que jusqu’ici c’est plutôt Machiavel qui tire le gros lot, sa pensée ayant été sublimée par le grand philosophe Charles Pasqua qui disait que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».


L’homme a un besoin impératif d’être quelqu’un d’autre : Les enfants se déguisent en super-héros, les écrivains s'inventent des pseudonymes (Pessoa créa plus de cent "hétéronymes"), les Macron et Chirac panthéonisent ceux qu’ils aimeraient être, respectivement Marc Bloch et Alexandre Dumas (Canard Enchainé 24/06). En ce moment nos compatriotes se verraient bien en esquimaux sur une fraiche banquise, les ours blancs faméliques ne représentant plus de réelle menace. Mais qui pouvait prévoir les effets du changement climatique, comme l’a naguère questionné Macron, déchaînant à juste titre un torrent de critiques.


En effet, Nicholas Stern, ancien vice-président senior de la Banque mondiale, a publié en octobre 2006 un rapport de plus de 700 pages indiquant notamment qu’un pour cent du PIB mondial investi à partir de 2006 suffirait à fortement atténuer les effets du changement climatique alors que ne rien faire serait risquer une récession jusqu'à 20 % de ce PIB. Depuis, rien ou presque, et on est devant le mur des lamentations, n’ayant pas les moyens financiers de nous adapter à une menace qu’on aurait pu éviter ou tout au moins fortement atténuer.
Nos néo-candidats parviendront-ils à apparaitre comme des super-héros dans leur littérature préélectorale ? Ce serait souhaitable car les menaces se multiplient et se densifient.
Fi d’une pensée quasi préhistorique, il est urgent de passer de l’âge du fer à l’âge du faire.

 


À vos bulletins…


René Moretti - Juin 2026

 

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