Lp(a) et MTEV et HORMONES

Lp(a) , un pas de plus
 
 
"L'utilisation de la lipoprotéine(a) en pratique clinique : un biomarqueur dont l'heure a sonné." (Use of Lipoprotein(a) in Clinical Practice: A Biomarker Whose Time Has Come).

"La Lp(a) est à la fois athérogène (par sa particule LDL-like), prothrombotique (par l'homologie structurelle de l'apolipoprotéine(a) avec le plasminogène, inhibant la fibrinolyse) et fortement pro-inflammatoire (en tant que vecteur privilégié des phospholipides oxydés - OxPL)

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Ezzat D, Lopez DM, Claggett BL, Li L, Mohammadnia N, Schuermans A, Hemeryck J, Chang A, Murillo S, O'Donoghue ML, Bikdeli B, Yu Z, Natarajan P, Patel AP, Pabon MA, Honigberg MC
. Lipoprotein(a) and incident venous thromboembolism in pre- and postmenopausal women, and in men.

Lipoprotéine(a) et thromboembolie veineuse incidente chez les femmes pré- et post-ménopausées, et chez les hommes

Eur Heart J. 2026 Jul 14;47(27):3576-3587. doi: 10.1093/eurheartj/ehag252. PMID: 41903523.
https://academic.oup.com/eurheartj/article/47/27/3576/8540110
En libre accès 


Contexte et objectifs 

Un taux élevé de lipoprotéine(a) [Lp(a)] est un facteur de risque établi de maladie cardiovasculaire athéroscléreuse, mais le lien entre la Lp(a) et la thromboembolie veineuse (TEV) reste mal défini. Le sexe et le statut hormonal pourraient moduler cette relation.

Méthodes 

Cette étude a inclus des participants de la UK Biobank pour lesquels des données initiales de Lp(a) étaient disponibles. Les personnes ayant des antécédents de MTEV ou de cancer, ainsi que celles sous anticoagulants, ont été exclues. Des modèles de Cox multivariés ont été utilisés pour évaluer l’association entre des taux de Lp(a) ≥ 125 nmol/L et la survenue de MTEV chez les femmes préménopausées, les femmes ménopausées et les hommes. Des analyses de sous-groupes ont stratifié les femmes préménopausées selon l’utilisation de contraceptifs oraux et les femmes ménopausées selon l’utilisation d’un traitement hormonal de la ménopause.

Résultats 

Parmi 55 302 femmes préménopausées, 129 045 femmes ménopausées et 189 013 hommes, les proportions présentant un taux de Lp(a) ≥ 125 nmol/L étaient respectivement de 14,0 %, 19,0 % et 15,0 %. Après un suivi médian (intervalle interquartile) de 13,6 (12,9-14,4) ans, 8 186 événements thromboemboliques veineux (ETEV) sont survenus (incidence cumulée : 2,2 %). Un taux de Lp(a) ≥ 125 nmol/L était associé à la survenue d’ETEV chez les femmes préménopausées [rapport de risque ajusté (RRa) : 1,32 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % : 1,04-1,66]. P = 0,02] mais pas chez les femmes ménopausées (HRa 1,03 ; IC à 95 % : 0,94-1,13 ; P = 0,47 ; Pinteraction = 0,03) ni chez les hommes (HRa 1,00 ; IC à 95 % : 0,92-1,08 ; P = 0,94). L’utilisation de contraceptifs oraux combinés n’a pas modifié l’association entre la Lp(a) et la MTE chez les femmes préménopausées (Pinteraction = 0,61). Cependant, chez les femmes ménopausées sous THS, un taux de Lp(a) ≥ 125 nmol/L était associé à un risque accru de MTE (HRa 1,48 ; IC à 95 % : 1,03-2,12 ; P = 0,03 ; Pinteraction = 0,04).

Conclusions

Un taux élevé de Lp(a) était associé à la MTE chez les femmes préménopausées et chez les utilisatrices de MHT postménopausées, ce qui suggère que le contexte hormonal peut influencer le risque thrombotique associé à la Lp(a).

RÉSUMÉ GRAPHIQUE

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SYNTHESE NOTEBOOKLM
Cette étude clinique analyse l’impact des taux élevés de lipoprotéine(a) sur le risque de thromboembolie veineuse (TEV) au sein d’une vaste cohorte issue de la UK Biobank. Les chercheurs démontrent que cette corrélation n'est pas universelle, mais qu'elle dépend étroitement du contexte hormonal de l'individu. En effet, un risque accru de formation de caillots sanguins n'a été observé que chez les femmes préménopausées et celles utilisant un traitement hormonal de la ménopause. En revanche, aucun lien n'a été établi chez les hommes ou les femmes ménopausées sans traitement. Ces conclusions suggèrent que l'influence de la lipoprotéine(a) sur la coagulation est amplifiée par des niveaux élevés d'œstrogènes, ouvrant ainsi la voie à une évaluation plus ciblée des risques cardiovasculaires selon le profil hormonal.

Lpa et Risque de Thromboembolie 1

 

 LpA

 

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 LpH 1
 
 
LpI 1
 
CHATGPT
 

Lp(a) et risque de thromboembolie veineuse (MTEV) : l'influence du contexte hormonal

European Heart Journal, 2026

🎯 Objectif

Déterminer si une concentration élevée de lipoprotéine(a) [Lp(a)] augmente le risque de thromboembolie veineuse (MTEV) et si cette relation dépend du sexe et du statut hormonal.

🧪 Méthodologie

  • Cohorte : UK Biobank
  • Participants : 373 360 adultes
    • 55 302 femmes préménopausées
    • 129 045 femmes postménopausées
    • 189 013 hommes
  • Exclusion des sujets ayant un antécédent de MTEV, de cancer ou sous anticoagulants.
  • Suivi médian : 13,6 ans
  • Lp(a) élevée définie par ≥ 125 nmol/L.

Principaux résultats

Chez les femmes préménopausées

Une Lp(a) ≥125 nmol/L est associée à une augmentation significative du risque de MTEV :

  • HR ajusté : 1,32
  • IC95 % : 1,04–1,66
  • p = 0,02

➡️ Environ 32 % d'augmentation du risque.


Chez les femmes postménopausées

Aucune association globale entre Lp(a) élevée et MTEV :

  • HR : 1,03
  • p = 0,47

En revanche, chez les femmes recevant un traitement hormonal de la ménopause (THM) :

  • HR : 1,48
  • IC95 % : 1,03–2,12
  • p = 0,03

➡️ Le traitement hormonal semble révéler un risque lié à une Lp(a) élevée.


Chez les hommes

Aucune relation entre Lp(a) élevée et risque de MTEV :

  • HR : 1,00
  • p = 0,94

Rôle de l'œstradiol

Le risque augmente avec des concentrations plus élevées d'œstradiol.

Chez les femmes préménopausées :

  • Œstradiol <400 pmol/L : pas d'augmentation du risque
  • 400–800 pmol/L : HR 1,82
  • ≥800 pmol/L : HR 3,16

Chez les femmes postménopausées :

  • Œstradiol ≥175 pmol/L : HR 1,60

➡️ Plus l'exposition aux œstrogènes est importante, plus l'association entre Lp(a) et MTEV devient forte.


Interprétation physiopathologique

La Lp(a) possède plusieurs propriétés prothrombotiques :

  • inhibition de la fibrinolyse (compétition avec le plasminogène),
  • diminution de l'action du tPA,
  • augmentation du PAI-1,
  • activation plaquettaire,
  • stimulation du facteur tissulaire.

Ces effets pourraient être amplifiés par les œstrogènes, expliquant le risque observé uniquement dans certains contextes hormonaux.


Limites de l'étude

  • Étude observationnelle (absence de preuve de causalité).
  • Informations limitées sur le type, la dose et la durée des traitements hormonaux.
  • Population majoritairement caucasienne.
  • Hormones mesurées uniquement à l'inclusion.
  • Les analyses de sous-groupes restent exploratoires.

À retenir

  • Une Lp(a) élevée n'augmente pas le risque de MTEV chez l'homme ni chez la majorité des femmes ménopausées.
  • En revanche, elle est associée à un risque accru chez les femmes préménopausées et chez les femmes ménopausées sous traitement hormonal.
  • Le contexte hormonal apparaît comme un modulateur majeur du risque thrombotique associé à la Lp(a).
  • Ces résultats suggèrent que la mesure de la Lp(a) pourrait contribuer à l'évaluation du risque de MTEV avant l'instauration d'un traitement estrogénique, mais des études complémentaires sont nécessaires avant toute modification des recommandations cliniques.
 
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Commentaire 1  / CHATGPT

  • La Lp(a) est associée à un risque accru chez les femmes préménopausées et chez les femmes ménopausées sous traitement hormonal.
  • Le contexte hormonal apparaît comme un modulateur majeur du risque thrombotique associé à la Lp(a).
  • Ces résultats suggèrent que la mesure de la Lp(a) pourrait contribuer à l'évaluation du risque de MTEV avant l'instauration d'un traitement estrogénique, mais des études complémentaires sont nécessaires avant toute modification des recommandations cliniques.

    Commentaire 2 / OPENEVIDENCE

     L'élévation de la Lp(a) est associée à la MTEV dans un contexte hormonal spécifique — chez les femmes préménopausées et chez les femmes postménopausées sous traitement hormonal — suggérant que le milieu hormonal module le risque thrombotique lié à la Lp(a). Ces résultats s'inscrivent dans un corpus de données antérieures montrant une association modeste mais significative entre Lp(a) élevée et MTEV, tout en apportant une nuance importante liée au sexe et au statut hormonal.

    Pour  ma part, le dépistage universel de la Lp(a) s'impose , et c'est une urgence.

    RAPPEL des traitements de demain


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A LIRE

Allez sur GOOGLE, tapez MEDVASC.INFO et Lp(a) , vous découvrirez de nombreux articles dédiés à la Lp(a) 

Lp(a) : demain un traitement 
https://medvasc.info/archives-blog/lp-a-demain-,-un-traitement
 
 
 
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